mercredi 19 mars 2008
# Financiers aux perles rouges #
Pour nos coeurs transpercés d'amour, qu'on mène parfois en bateau.
Une recette tirée du livre "Les recettes du boulanger, pains et viennoiseries" (oui, je sais, ça peut paraître étrange)... J'ai juste remplacé les framboises proposées par des groseilles. On y va ?
> Ingrédients
- 200 g de beurre
- 60 g de farine
- 100 g d'amandes en poudres
- 180 g de sucre glace
- 1/2 cuil. à café de vanille en poudre
- 6 blancs d'oeufs
- 200 g de groseilles fraîches (lavées, égrainées) ou surgelées
> On en fait quoi ?
1 - Beurrer une douzaine de moules ronds de 5 cm de diamètre (si vous les voulez en forme de barques, coeurs, montgolfière ou vache à taches, je vois pas où est le problème).
2 - Dans un saladier, mélanger la farine, la poudre d'amandes, le sucre glace et la vanille.
3 - Ajouter les blancs d'oeufs en remuant bien puis le beurre fondu (si vous n'avez pas peur et appréciez le goût, vous pouvez préférer le beurre noisette).
4 - Verser la préparation aux 3/4 des moules.
5 -
Répartir sur le dessus des financiers les groseilles.
6 - Les mettre dans le four préchauffé à 240° (Alors là ! je dis : trop chaud. Déjà qu'à 220, ils ont eu très chaud sur les bords, les miens, je descendrais bien jusqu'à 200)
7 - Laisser cuire pendant 10 mn
8 - Les démouler aussitôt après la cuisson. Les conserver à température ambiante avant de les déguster.
mercredi 5 mars 2008
# Roulés aux deux couleurs et mendicité #
Une recette tirée du très jo
li livre "Mignardises" de Christophe Escobar et Stéphane Glacier. C'est pour manger avec les jeux de la blogosphère. Des petites choses qui se mordent la queue, des escargots qui se reproduisent tout seuls, des spirales hypnotiques, des nombrils à croquer. On y va ?
> Ingrédients
Pour le sablé nature :
- 150 g de beurre
- 100 g de sucre glace
- 30 g de poudre d'amande
- 2 œufs
- 250 g de farine
Pour la pâte au chocolat
- 2 CS de cacao
- 1 CS de lait.
> On en fait quoi ?
1 - Dans un saladier, ramollir le beurre en le malaxa
nt à la main. Ajouter le sucre glace, une pincée de sel et la poudre d'amandes. Malaxer à nouveau pour obtenir un mélange homogène. Ajouter un œuf. Continuer à mélanger puis ajouter la farine tamisée. Partager la pâte en deux parties égales.
2 - Dans un bol, mélanger le cacao et le lait. Incorporer ce mélange à l'une des moitiés de pâte. Envelopper les deux pâtes dans un film plastique puis les réserver au réfrigérateur au moins deux heures.
3 - Dans un bol, casser l'œuf restant, le battre avec un pincée de sel.
4 - A l'aide d'un rouleau, étaler la pâte au chocolat sur un plan de travail fariné, en un rectangle de 3 mm d'épaisseur. A l'aide d'un pinceau, badigeonner toute la surface à l'œuf préalablement battu avec une pincée de sel. Etaler la pâte nature de la même façon et la positionner sur celle au chocolat. Dorer à nouveau à l'œuf.
5 - Rouler les deux pâtes superposées en serrant bien pour former un rouleau régulier, le mettre au moins une heure au congélateur.
6 - Préchauffer le four, sortir le rouleau puis couper des tranches de 8 à 10 mm d'épaisseur. Disposer les sablés sur une plaque à four recouverte de papier sulfurisé. Cuire 15 mn au four à 180°. Sortir du four et laisser refroidir.
Notes perso : Les sablés ne prendront presque pas couleur à la cuisson, c'est normal. Ils se conservent très bien plusieurs jours dans une boîte en fer. Enfin, on peut parfumer la pâte comme on l'entend, un trait d'extrait d'amandes amères ou d'arôme citron, ou un zeste d'agrume dans la pâte nature, un peu de vanille ou de café dans le chocolat, etc.
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Et maintenant, pour rester dans le mode "Je mets mon doigt dans mon nombril et je fais vroum", Deux révélations supplémentaires :
> J'ai gagné un concours et ne vous en ai pas parlé. C'est très mal. Surtout que j'étais super contente, hein. Alors voilà : avec ça, j'ai gagné ici .
> Complètement addict, je me suis inscrite à un autre :

Recommandé par des Influenceurs
Si vous voulez voter pour moi, que je me sente un peu moins bête (si pas moins pathétique, on ne peut pas tout avoir)… c'est ICI. Vraiment, je n'ai pas l'ambition de gagner, hein. Mais je me suis dit que ça serait un bon moyen de faire connaître Dedicacessen et de m'obliger un peu du coup, à ne pas le laisser claboter. On appelle bien les applaudissements d'enfant pour ressusciter les fées, dans Peter Pan. Oui, bon, j'ai rien d'une fée, mais faut arrêter d'être sectaire, aussi.
mercredi 30 janvier 2008
# Les croissants de la marmotte #
Pour les réveils des marmottes et des autres, une recette de croissants vraiment excellents piquée dans "les recettes du boulanger, pains et viennoiseries" ; j'ai changé la quantité de liquide qui était bien insuffisante, le nombre de tours et les temps de pousse. On y va ?
> Ingrédients
Pour environ 20 croissants (j'ai fait une quarantaine de mini croissants)
- 500 grammes de farine type 45
- 40 g de sucre en poudre
- 25 cl de lait
- 15 grammes de levure de boulanger
- 1 œuf entier + 1 jaune pour la dorure
- 250 g de beurre
- 10 g de sel
> On en fait quoi ?
1 - Dans un saladier, mélanger lentement la farine, le sucre, le sel et le lait. Ajouter la levure délayée dans 15 g d'eau tiède puis l'œuf entier battu.
2 - Pétrir jusqu'à l'obtention d'une pâte lisse (au robot ou à la main). Mettre dans un endroit tempéré, couvrir d'un torchon et laisser fermenter pendant 30 mn puis mettre au réfrigérateur pendant une heure.
3 - Etaler le beurre en un carré d'environ 2 cm d'épaisseur (entre deux feuilles de papier sulfurisé, film ou dans un sac congélation, c'est le plus pratique). Sortir la pâte du réfrigérateur, l'étaler en un carré de 25 cm de côté, poser le carré de beurre au milieu et replier les angles de la pâte sur le beurre. Bien recouvrir le beurre et tapoter avec les mains, pincer avec les doigts, pour bien faire adhérer la pâte.

4 - Allonger la pâte en un long rectangle puis le plier en trois comme vous le feriez d'une lettre. Recouvrir la pâte d'un film plastique alimentaire et la mettre au réfrigérateur pour au moins 30 mn.
5 - Ressortir la pâte du réfrigérateur et allonger à nouveau la pâte en forme de rectangle après l'avoir pivotée d'un quart de tour. La plier en trois. La tourner toujours d'un quart de tour, allonger en rectangle, plier.
6 - Remettre au frais. Répéter l'opération "5" une ou deux fois. (On peut aussi préférer des tours doubles, comme sur la photo de pâte de droite, on replie alors le quart inférieur et le quart supérieur du rectangle vers le milieu, puis on plie le rectangle obtenu en deux).
7 - Sortir la pâte du réfrigérateur et l'étaler finement sur 4 mm d'épaisseur.
8 - Découper la pâte en deux ou trois bandes égales (tout dépend de la taille souhaitée, j'ai fait trois bandes pour des miniatures) dans lesquelles on découpe des triangles de la taille désirée, la base étant la largeur du croissant et la hauteur devant lui être supérieure de 2 à 3 cm.

9 - Rouler les triangles sur eux mêmes sans serrer en commençant par la base pour finir par la pointe et recourber leurs pointes.
10 - Les mettre sur la plaque de cuisson couverte de papier sulfurisé. Couvrir d'un torchon et laisser pousser dans le four fermé et réglé sur 30 pendant 1h30 ou 1h40 environ. Les retirer du four, les laisser à proximité, et préchauffez celui-ci à 220 degrés.
11 - Dorer les croissants avec le jaune d'œuf additionné d'une goutte d'eau ou de lait.
12 - Enfourner, baisser le thermostat à 190° et laisser cuire environ 15 mn en surveillant attentivement.
13 - Laisser refroidir au moins 10 mn avant de déguster.
A noter qu'on peut très bien congeler les croissants. Je les façonne (étape 9) et les congèle ainsi sur plaque. Quand ils sont bien froids, je les mets en sachets. La veille de leur utilisation, je les sors, les mets sur plaque avec papier sulfurisé et les colle en bas de mon frigo. Le lendemain, je les fais pousser et cuire exactement comme leurs petits copains tout frais (étapes 10 à 13).
jeudi 20 septembre 2007
# Kouign amman pour une mésange #
Le Kouign amann c'est le matin, c'est le juste lien entre la douceur la réalité toute crue. Tu vas t'asseoir à la terrasse de la Baleine Bleue, tu commandes deux expresso, Lavazza forcément. Tu déplies le journal en attendant que les cafés arrivent et que monsieur sorte de la boulangerie. Il s'est acheté un croissant -on ne le refera pas- et t'a ramené ton Kouign tout frais, dégoulinant de beurre salé et poisseux de sucre. Ton petit kouign individuel en forme d'escargot…Si c'est le premier jour des vacances c'est encore meilleur. Parce que t'en as pas mangé depuis longtemps alors… alors… Alors la première bouchée… Tu peux pas t'empêcher, tu fais "mmmmmmm", les voisins de table ne t'en veulent même pas, ils savent ce que c'est, tu jurerais qu'ils te guettent même avec une tendre complicité… ça croustille, ça moelleusille, ça fond, ça suppure, c'est indécent, c'est pas humain… Tu fermes les yeux sous les lunettes de soleil, tes doigts de pied se collent en éventail dans les tongs, tu t'étires, tu ronronnes, tu es un chat qui mange… une mésange. L'avantage des petits kouign, en escargots, c'est que tu les défais comme des rouleaux de réglisse, tu les déroules. C'est un plaisir de plus. Et puis tu ne le partages pas ! Non mais. Tu croques, tu suces, tu têtes, tu mâchouilles, tu ralentis… tu souris aux anges. Ça y est, tu les entends les mouettes ? tu les vois les mâts ? tu le respires, l'océan ? Oui, ça y est, tu es en Bretagne. Quand tu auras fini, tu reprendras un café, et un verre d'eau. Après tu te traîneras dans les ruelles pavées, l'appareil photo en bandoulière, le cœur gros (y a pas que lui !) et sucré empli de bienveillance pour le monde entier. Tu ramèneras quelques clichés de tes pérégrinations, qui tous sentiront pour toi le caramel de kouign. Le prix à payer pour 4 gâteaux par semaine (oui ben eh ! "la mesure" ! "la mesure" ! vous en avez de bonnes vous ? est-ce que j'ai une tête de fille mesurée, je vous le demande !) à raison de 15 jours de location, c'est 10,40 euros et 2 kilos et demi sur la balance. Une paille.
En parlant de mésange… Bien joli tout ça le neumeneume, mais c'est quoi le but ? hein ? à part nous faire transpirer du beurre ? Pfff… J'vous jure ! Un concours de kouign et sans dégustation encore ! Bonjour la liberté et la créativité, hein. Parce qu'imagine bien l'oiseau, que j'ai voulu m'affranchir de tes barrières et, que j'ai tenté de faire mon originale. Pour moi, pas question d'accompagner le kouign, c'est juste pas possible d'en manger autant qu'on voudrait si en plus y des trucs à côté (j'aime déjà pas mélanger la confiture et le beurre sur une tartine, c'est pas pour me surcharger un kouign… même avec des fraises de Plougastel, hein…), alors j'ai fait mon acrobate, je me suis dit que j'allais le modifier par le dedans, et sans filet ! Je serais la plus forte. Quand j'ai eu cette brillante idée tout à fait subversive et très provocatrice de coller de la Provence dans mon Kouign, je vous ai même balancé deux photos en forme de devinette, souvenez-vous, c'est ici. Et puis je les ai faits, ces Kouign en forme d'escargots, au beurre de citron et sucre de lavande, si. Et j'ai failli pleurer. C'était pas mauvais hein (on avait un peu l'impression de lécher l'intérieur d'une armoire à linge mais bon…), c'était pas trop moche non plus, jugez-en vous-même en cliquant là… ou là… Mais… mais c'était pas des kouign. Décidément non. Et j'ai beau prôner la diversité, me méfier comme de la mort des régionalismes de tout poil, pffffffff… le kouign de Bretagne, du nord au sud, de Perros-Guirec à Guérande en passant par Pouldreuzic (ne manque à mes expériences bretonnes que l'Ille et Vilaine...), m'a manqué cruellement quand j'ai croqué dans mes bâtards parfumés comme des grands-mères, pompeusement baptisés : "les kouign en diagonale". Comprenne qui pourra.
Alors ? Alors j'ai cédé. J'ai ressorti la carte postale avé la vraie recette. J'ai chiné sur le Net, j'ai retenu plus particulièrement celui de Gracianne, inspiré de celui de Guillemette, je suis allée traîner sur le vrai site du vrai kouign amann du vrai Douarnenez, j'ai demandé à un vague Breton de mes connaissances, j'ai fait une compil' et j'ai fini par le pondre, mon bon gros kouign tout à fait comme là-bas sans repos entre chaque tour. Donc, certes je proteste. Mais je participe et me régale.
PS en forme de bonus : je ne peux pas m'empêcher de vous fournir le verdict de ma fille, docteur es kouign, à la sortie du lycée :
- Tu veux du Kouign ?
- Euh… au Soupline lavande ou pas ?
- Nan. Un vrai.
- Oui, donne…
Et, tout en se saisissant de la part :
- Il m'a regardée hein. Non, mais je veux dire, il aurait pu juste me jeter un coup d'oeil par hasard, mais pas du tout et il a même souri en passant à côté de moi. Je suis contente ! Heureusement qu'il y a eu ça, parce que les profs… pffff… ils se croient obligés de nous filer des DM tous en même temps, et trois contrôles la même semaine. Tu crois qu'ils en feraient aut… Hannnnnnnnnn ! mais c'est super bon !
Deuxième bouchée.
- Purée… mmmmmmmmm… Non mais han… trop trop bon… !
- Mais encore ?
- Ça devrait pas exister. Et puis d'abord je veux retourner là-baaaas... ouin... chlmrf... mmmmmmm....
La recette qui s'embête guère ?
> Ingrédients
- 150 grammes de farine type 45
- 150 grammes de farine type 65
- 1 chtiote pincée de sel
- 1 sachet de levure de boulanger à dissoudre
- 200 ml d'eau tiède
- 200 grammes de beurre demi-sel (obligé !) + 40 g pour le dessus
- 200 grammes de sucre + 40 g pour le dessus
> On en fait quoi ?
1 - On sort le beurre
2 - On dissout la levure dans deux cuillères d'eau tiède prélevée sur les 200 ml. On met la farine en puits, on y incorpore la levure et le sel. Petit à petit, on ajoute l'eau en remuant puis en pétrissant grossièrement, jusqu'à l'obtention d'une pâte souple mais non collante.
3 - On laisse reposer à température ambiante pendant une heure.
4 - On sépare la pâte en deux.
5 - Sur le plan de travail légérement fariné, on étale les deux moitiés en deux carrés de taille identiques.
6 - Sur l'une d'elles, on met un tiers du beurre environ, coupé en très fines lamelles et réparti le plus harmonieusement possible, jusqu'à un centimètre des bords. On saupoudre d'un tiers de sucre.
7 - On recouvre avec l'abaisse de la deuxième moitié de pâte, on pince légérement les bords pour souder.
8 - On plie le tout en trois, comme pour un feuilletage. On plie ensuite le rectangle obtenu également en trois.
9 - On fait faire un quart de tour à la chose. On l'étale tout doucement, calmement, en forme de rectangle allongé. On y met de la même façon un tiers des bout
s de beurre et du sucre. On replie en trois.
10 - On répète l'opération 9. (si, malgré un tas de précautions précautionneuses, la pâte, dessus ou dessous, se déchire, si le beurre traverse, on la farine à nouveau, légérement -tapoter pour enlever l'excédent- mais autant de fois qu'il le faudra...)
11- On étale une dernière fois en carré un peu plus grand que le moule choisi (plus vous voudrez de moelleux, plus vous choisirez un petit moule, si vous aimez le croustillant, vous préférerez un moule à tarte et une pâte fine).
12 - On met le carré dans le moule. Là… quadrature du cercle : ça dépasse ! Pas grave, c'est même normal. On replie les angles en croix au milieu. Avé sa petite main, en poing ou pas, on appuie pour faire adhérer et on étale très délicatement la pâte jusqu'aux bord du moule. On répartit les 40 grammes de sucre et de beurre restant sur le dessus.
13 - On couvre et on met à pousser dans un endroit chaud à l'abri des courants d'air pendant 30 à 45 mn. On préchauffe son four à 220 degrés.
14 - On enfourne quand c'est bien chaud pour une trentaine de minutes. (35 si on l'aime, comme nous, très caramélisé)
15 - On attend une dizaine de minutes à la sortie du four (pas trop longtemps, le caramel se solidifierait tout à fait) et on démoule sur grille.
Et puis c'est tout.
Et puis, ma fille a bien raison : ça devrait pas exister.
Vous les entendez ?
Qui ?
Ben ! les mouettes, tiens !
mardi 28 août 2007
Trois photos en forme de louange à Sandra
Interlude :
Ai testé la recette des tourbillons au chocolat de Sandra, du Pétrin -Stop- En suis pas mal contente, comme chaque fois que je lui pique un truc -Stop- Joli résultat photogénique et délicieux malgré un façonnage jmenfoutiste de première -stop- Encore un bon point pour Le Pétrin -Stop- Recettes décidément inratables -Stop- et stop.
mercredi 20 juin 2007
# Les petits gâteaux de Léa, orange, pamplemousse, amandes #
Vite bricolés entre trois taches de couleur pour maman et un visionnage avachi du Roi Lion, des petits gâteaux tout sympas et doux, pour un quatre heures entre meilleures copines.
Pour une douzaine de petits gâteaux en caissettes jetables :
> Ingrédients
100 grammes de beurre noisette
Une orange, un demi pamplemousse
140 grammes de farine
40 grammes de poudre d'amandes
120 grammes de sucre en poudre
1 sachet de sucre vanillé parce que ce sont les gâteaux de Léa
1/2 sachet de levure chimique
1 pincée de sel
3 oeufs
Une pincée de sel
Des amandes effilées
> On en fait quoi ?
1 - Préchauffer le four à 180 °. Préparer le beurre noisette : chauffer une casserole à blanc pendant quelques minutes, y jeter le beurre. Quand il a fini de chanter, de bruisser, le retirer, le verser de suite dans un bol pour arrêter la cuisson.
2 - Râper le zeste de l'orange et du demi-pamplemousse. Puis les presser et réserver le jus.
3 - Mélanger la farine, la poudre d'amandes, le sucre, le sucre vanillé, la levure et la pincée de sel. Ajoutez les oeufs un à un, le beurre noisette, les zestes et les jus des fruits.
4 - Verser la pâte dans les caissettes jetables ou dans des moules préalablement beurrés (on peut faire un seul gâteau, on adaptera alors le temps de cuisson), parsemer d'amandes effilées et enfourner pour 23 minutes... dans mon four.
Vraiment un délice, très moelleux, dorés, jolis, tout simples, conservation idéale, formidablement parfumés, y a rien à leur reprocher. Avec un thé à la menthe et une fillette qui fait "hhhhuuuummmmmmmmmm, c'est bon !", c'est proche du bonheur.
jeudi 7 juin 2007
[ Rue principale, midi, poussière, le vent du désert souffle un air d'harmonica, Grand Chef/Dedicacessen : le défi ]..........
ou : # Ce soir j'attends madeleines #
J'en avais jamais fait. Des madeleines. Or, depuis quelques semaines maintenant, je suis avec bonheur et jubilation l'épopée de Grand Chef (A La Bonne Vôtre) et de ces petits gâteaux qu'il ne parvient pas à dompter, et dont il continue, inlassable et vaillant, à traquer le secret. Hier, il a essayé une recette soi-disant inratable, et l'a.... ratée... piteusement. Mais alors... euh... je veux dire... Il fait pas les choses à moitié, hein. Bref. Ni à bosses ni pas à bosses, ses madeleines étaient... comment dire ? attachantes !
Du coup, je me suis dit que je pouvais pas le laisser ainsi. Non. Certes, il veut trouver la méthode pour faire des bosses sans utiliser le frigo. Certes. Mais, comme je suis une fille organisée (le premier qui rit me fait beaucoup de peine, beaucoup...), j'ai décidé de suivre tout de même les conseils des pros : j'ai tapé "madeleines à bosses" dans google et suis tombée sur le site d'Ester. Hop, c'était décidé j'allais faire sa recette au poil près (sauf les temps de cuisson que j'ai réduits un chouia, 2 mn puis 1 pour la deuxième phase). Ce matin, j'ai cuit ma première fournée, avec la pâte qui avait reposé au réfrigérateur toute la nuit. Pas mal (et un délice !).
Mais je ne me suis pas arrêtée là. Conseillée par mes potos de chez Chef Simon qui ne me prennent pas tous pour une vilaine contestaire harpie et empêcheuse de tourner en rond (pas tous, hein ?), j'ai testé aussi un "tant pour tant" (comprenez le même poids d'œufs -2-, de farine, de sucre et de beurre) tout simple qui semble bien être la base de la VRAIE madeleine, que j'ai choisi d'enfourner, malgré leurs recommandations, sans aucun temps de repos de la pâte (fini les RTT, la pâte ! fini l'assistanat, la pâte ! va falloir se lever tôt et faire son boulot de (bonne) pâte maintenant ! terminé les pâtes qui ronflent au frais pendant que d'autres s'échinent à prendre l'avion, à géhuiter, à peopliser, à promettre, à s'agiter). Verdict ? Petit renflement mais point de la belle bosse !
Mais, dès aujourd'hui, je m'y engage auprès de grand Chef et de sa descendance jusqu'à la soixante-dix-neuvième génération : je trouverai. Tadaaaaa... (là, vous imaginez le fond coucher de soleil et la poignée de terre que je brandis à la face des Dieux ingrats, contre le ciel rougeoyant, en ombre chinoise… entracte) : je trouverai le secret pour faire des madeleines à bosses à l'ancienne, sans l'aide de diaboliques engins modernes genre frigos… dussé-je y consacrer ma vie ! Et quand nous l'aurons trouvée, capturée, notre madeleine blanche à bosse, tels des capitaines Achab enfin récompensés, nous festoierons rudement sur ses restes vaincus... Surtout moi. Hop.
En attendant... puisque non content de m'avoir communiqué la madeleinnite aiguë, de me faire rire seule devant mon ordi (ce qui est presque pire), Grand Chef m'a incitée à me lancer dans le cinéma (faut dire que j'ai le physique pour...) j'ai repris un de ses liens.... et ne m'en lasse pas (palme d'or, prix du jury). Je vous le conseille à mon tour : CLIC.
Dans le prochain épisode, vous verrez :
ce que ça donne quand on laisse reposer la pâte sans la mettre au frigo
ce que ça donne quand on laisse pas reposer la pâte et qu'on pratique un rituel vaudou
ce que ça donne quand on passe aux macarons
ou à la poule au pot...
samedi 19 mai 2007
# Les pains au lait de Sandra #
Juste quelques photos et un lien pour vous faire patienter. Les petits pains au lait du Pétrin (cliquez ici pour la recette) :
Pour les voir d'un peu plus près, vous pouvez toujours cliquer sur le montage ou aller faire un tour du côté de l'album "inventaire", hein... :) Un commentaire circonstancié et argumenté ? Le même que pour tout ce que j'ai testé venant de chez elle : "mmmmmmmmmmm".
ah si, un détail qui a son importance, j'ai fait la recette sans MAP. Il suffit de prendre un peu de temps pour pétrir.
lundi 2 avril 2007
# Cake au chocolat et sa salade de fruits pour petite fille sans après#
Tirée de l'autre livre de Marie-Claire Frédéric -tout aussi limpide et fiable que celui dont je vous ai extrait le poulet au citron- intitulé cette fois "gâteaux de grand-maman", une recette formidable de gâteau au chocolat qui fait l'unanimité grâce à son petit goût unique de beurre noisette associé aux amandes. N'ayant pas de moules à financiers, j'ai mis la pâte dans des moules individuels à cakes et ils ont attrapé un petit bedon sympa comme tout. Je les ai accompagnés d'une salade de fruits composée d'un ananas frais, de 500 grammes de fraises, le tout coupé en morceaux ayant macéré pendant une matinée dans le jus d'une orange et celui d'un ugly, additionnés de 50 grammes de sucre semoule et d'un sachet de sucre vanillé. De quoi consoler toutes les drôles de petites filles du monde.
La recette originale :
FINANCIERS AU CHOCOLAT ET AUX AMANDES
Facile . Bon marché . Préparation : 15 mn . cuisson : 20 mn . pour 6 personnes
20 petits moules à financiers (Note De Lannie : ou 6 moules à cake individuels)
2 casseroles
1 saladier
Pour 20 pièces (NDL : 6 mini cakes)
60 g de beurre
20 g pour les moules
15 cl de crème fraîche
150 g de chocolat noir
60 g de sucre glace
35 g de farine
60 g de poudre d'amandes
½ cc de levure chimique
¼ cc sel fin
3 gros blancs d'œufs légèrement battus
1 Préchauffez le four à 175°C (th.6). Beurrez les moules à financiers puis placez-les au frigo. Faites chauffer le beurre dans une casserole sur feu vif jusqu'à ce qu'il cesse de chanter, et dégage un parfum de noisette. Mettez-le de côté jusqu'à refroidissement complet.
2 Dans une petite casserole, faites chauffer la crème. Quand elle se met à frémir, ajoutez le chocolat cassé en petits morceaux et mélangez jusqu'à ce qu'il soit fondu. Laissez refroidir.
3 Dans une terrine, réunissez le sucre, la farine, la poudre d'amandes, la levure et le sel. Ajoutez les blancs légèrement battus (NDL : pas montés en neige) jusqu'à ce que la pâte soir bien homogène. Incorporez le beurre fondu refroidi, mélangez puis ajoutez le chocolat fondu.
4 Sortez les moules du frigo. Répartissez-y la pâte à l'aide d'une cuillère, presque jusqu'en haut. Faites cuire au milieu du four pendant 15 à 20 mn, jusqu'à ce qu'ils soient fermes (NDL : 25/30 mn dans des moules à cakes). Sortez-les du four et laissez-les refroidir pendant 5 minutes avant de les démouler sur une grille.
Variante : Tout simples, les financiers aux amandes : faites fondre 100 g de beurre jusqu'au beurre noisette, mélangez 150 g de sucre glace avec 75 g d'amandes en poudre et 30 g de farine. Incorporez trois blancs d'œufs, puis le beurre noisette. Remplissez les moules et couvrez-les de 60 g d'amandes effilées. Cuisez comme les financiers au chocolat.
Le tour de main : le beurre noisette ne doit pas noircir. Dès qu'il commence à dorer, retirez aussitôt la casserole du feu et versez dans un bol pour l'empêcher de brûler.
mardi 27 mars 2007
# Rillettes de mangue et d'orange aux épices et beurre de cacahuètes #
Pas (encore ?) de dédicace pour cette recette ; nouveau point de règlement : quand il s'agit d'un jeu de la blogosphère il n'y a aucune raison que je m'enquiquine deux fois plus que les autres à imaginer des histoires. Il pourra toutefois y avoir un ptiot texte rattaché à cette recette plus tard, si une idée lumineuse jaillit.
Donc. Donc, il s'agissait de faire plaisir à Cathy et de faire des rillettes. Oui mais…. Salées, tout le monde a fait (et il n'est pas dit que je ne m'y mette pas bientôt parce que plusieurs essais m'ont donné l'eau à la bouche)…
Sucrées ? ça me faisait sourire rien que d'y penser à des rillettes sucrées. Je suis donc partie sur cette idée : ça doit avoir la consistance des rillettes, donc du gras et des effilochées, ça doit être sucré. Certes… Et puis, en ouvrant le réfrigérateur il y a deux jours… J'ai trouvé… ce serait à base de pâte de cacahuètes, autrement appelé beurre de. Une compotée de fruits à incorporer, des épices, de l'herbe et… on verrait bien.
Ma foi, c'est pas si mal ! D'aspect, je suis super fière ce sont des rillettes, il n'y a aucun doute là-dessus. De texture, tout pareil, c'est bien gras, moelleux, avec des petits trucs encore en morceaux. Ça s'étale parfaitement. De goût ? moi ça me botte mais je suis une fana de beurre de cacahuètes ; Ma fille est un drôle de singe chinois qui ne court pas après les arachides : "franchement ? c'est bizarre ce goût de cacahuètes, on dirait presque du sucré salé". Vous voilà prévenus. En tout cas, je me suis bien amusée et je crois que c'est la première vertu de ces rillettes-là. L'alliance la plus enthousiasmante à mon goût ? sur pain d'épices, la tartine couronnée d'un suprême d'orange.
Ingrédients
Une mangue
Une noix de beurre
30/40 g de sucre
Une orange
¼ cc d'épices pour pain d'épices
60 grammes de beurre de cacahuète
10 g de fromage frais type petit suisse (j'imagine qu'un yaourt irait tout à fait bien)
6/8 feuilles de menthe
On en fait quoi ?
On caramélise la mangue coupée en tout petits morceaux, dans le beurre. On ajoute le sucre et les épices, on touille et on laisse bouillonner pendant 10-15 mn en remuant et en écrasant le fruit de temps en temps.
Pendant ce temps, on lève les suprêmes de l'orange tout en récupérant le jus qui coule. On met le jus dans la casserole.
A la fin de la cuisson. On éteint et on émiette les suprêmes dans la compotée. On laisse refroidir.
On mélange très soigneusement la compotée de fruits au beurre de cacahuètes et au fromage frais. On cisèle la menthe, on incorpore.
On met au frais au moins 3 heures. Au moment de servir, on toast des tranches de brioche ou de pain d'épices, on étale, on sert avec des tranchettes de fruits frais, ici les suprêmes d'une autre orange. Et puis c'est tout ! Ah non.... Je sais qu'on cherchait des recettes pour l'apéro dehors... celle-ci sera plus pour le goûter sous les tilleuls.




























